Auto-entrepreneur - Portage

Vous trouvez partout énormément d'informations, avec des contradictions.

Nous n'avons pas de conseils à vous donner,

simplement notre point de vue, à partir des informations recueillies.


Le statut d'auto-entrepreneur : quelques points à ne pas négliger

Ne concerne pas toutes les activités, ni celles qui ont été exercées avant janvier 2009.

La facturation aux clients est exonérée de TVA.
En contrepartie, il n'y a pas de récupération de TVA sur les achats. Pas de problème quand
il n'y a pas de gros achats mais très gênant s'il y a des investissements importants à faire.

Les charges réelles (dépenses nécessaires pour exercer l'activité) ne sont pas déductibles.
L'impôt sur les revenus est payé par prélèvement libératoire sur le chiffre d'affaires.
Vous pouvez être déficitaire (trop de charges réelles) mais vous payez le prélèvement libératoire.

S'il y a déficit, il ne peut être déduit du revenu imposable.

Un administratif obligatoire : tenir un livre de comptes, numéroter chronologiquement les factures de vente,
tenir un répertoire des factures d'achat, déclarations pour le paiement des charges sociales.

Charges sociales allégées (aux caisses des travailleurs non salariés) par rapport au statut de salarié ou
d'indépendant « classique », mais cela veut dire aussi droits acquis allégés.
Délai plus long pour acquérir des points retraite. Cela ne pose pas de problème
pour une activité complémentaire puisque l'activité principale sous un autre statut donne les droits souhaités.

Prendre toutes les assurances nécessaires et obligatoires, RC Professionnelle incluse.

Etre capable de rédiger devis, contrats, factures, etc. pour être juridiquement protégé
de façon correcte sans dépenser des fortunes en avocat.

Articulation Auto-entrepreneur / Assedic : consultez votre agence locale des Assedic (Pôle Emploi)
car les informations sont extrêmement contradictoires.

Articulation Auto-entrepreneur / RSA : dans certains départements, suppression du RSA
dès l'enregistrement au statut d'auto-entrepreneur (malgré les informations officielles).

Le recours à l'ACCRE impose un paiement de 1000 € environ par an au titre de la CSG - CRDS
même s'il n'y a eu aucun chiffre d'affaires.

Les activités exercées sous le statut d'auto-entrepreneur ne permettent pas d'acquérir des droits aux Assedic.

Si vous êtes formateur déclaré, vous devrez rendre chaque année le Bilan Pédagogique et Financier,
ce qui vous impose le gros travail administratif du Bilan Pédagogique ainsi que de faire
le bilan comptable de la formation, alors que vous ne faites pas votre bilan en tant qu'auto-entrepreneur.

Le patrimoine personnel de l'auto-entrepreneur est saisissable en cas de difficultés.
Une déclaration (payante) chez le notaire peut mettre ce patrimoine à l'abri.
A savoir : un gérant de SARL a son patrimoine automatiquement protégé
sauf en cas de liquidation avec faute(s) de gestion.

Le fait de ne pas être enregistré au Registre du Commerce peut réduire votre crédibilité auprès des clients
mais aussi auprès des banques en cas de besoin d'emprunt (même problème que pour les associations).

Les auto-entrepreneurs ne sont pas obligés de cotiser à la formation professionnelle (Loi du 24.11.09)
mais cela veut dire aussi qu'ils ne pourront pas obtenir de prise en charge des formations qu'ils voudront suivre.

ATTENTION au calcul du seuil faisant basculer vers un autre statut :

Dans certains départements (tous ?), l'URSSAF calcule la facturation maximum autorisée par mois et non par an.
Exemple : 32100 € par an sont considérés comme 2675 € par mois.
Un mois à 2675 € ou plus et l'URSSAF vous requalifie automatiquement en commerçant, artisan, EURL...
Vous vous en apercevez au moment où vous recevez l'appel de cotisations correspondant à cet autre statut.
Il y a actuellement à ce sujet des contentieux avec l'URSSAF, qui trainent en longueur.


Le portage peut-il s'articuler avec le statut d'auto-entrepreneur ?

Non, ils ne s'articulent pas : ce sont deux statuts différents.

Ils peuvent exister en parallèle : on peut être porté et auto-entrepreneur, mais pas « auto-entrepreneur porté ».

Ce qu'on appelle « auto-entrepreneur porté » est simplement le fait pour une société de portage
de prendre un auto-entrepreneur en sous-traitance vis-à-vis des clients de l'auto-entrepreneur
qui deviennent juridiquement clients de la société de portage.

En tant qu'organisme de formation, nous pouvons vous prendre en sous-traitance
pour la formation, ce qui vous évite de faire le Bilan Pédagogique et Financier.

Un auto-entrepreneur peut confier sa gestion administrative à une société de portage,
un cabinet conseil, un comptable, etc. : factures, devis, contrats, déclarations...
Il devra payer la facture correspondant à ces services.

Nous avons les compétences et l'expérience pour assurer votre assistance administrative.


Est-il intéressant de payer pour confier l'administratif ?

Le but du statut d'auto-entrepreneur est de minimiser les coûts le plus possible.

Payer pour ne pas vous encombrer avec la gestion administrative de votre activité
vous fait perdre des avantages importants du statut d'auto-entrepreneur.

Dans ce cas, le statut du portage salarial est plus sécurisé sur les plans juridiques, de la préservation de
votre patrimoine, des droits acquis à la sécurité sociale et pour la retraite (variable pour les Assedic !).

Le statut d'auto-entrepreneur est financièrement intéressant si vous vous prenez entièrement en charge
et que vous n'avez pratiquement pas de frais professionnels.


Examinez de très près les avantages et les inconvénients des différents statuts :

auto-entrepreneur, micro-entreprise, profession libérale, commerçant, artisan, portage salarial...

Il n'y a que vous pour connaître les critères de choix qui sont importants pour vous.