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Jusqu'à
présent
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Nous
avons toujours embauché des travailleurs étrangers,
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du
moment qu'ils nous fournissaient la copie de leurs papiers en
règle.
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Maintenant
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Le
gouvernement français nous dit qu'on peut toujours
embaucher des étrangers
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mais
au vu de ce qui nous est imposé de conditions à
remplir et dans la manière
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de
procéder, cela revient à nous obliger à
respecter le tri gouvernemental.
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Néanmoins,
certains étrangers restent des étrangers
« embauchables ».
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Voici
ce qui nous est maintenant imposé
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Non
français mais européens (CEE), y compris les
ex-pays de l'Est suivant depuis le 1.07.2008
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Estonie,
Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque,
Slovaquie et Slovénie
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ou de
l'espace économique européen (Islande,
Lichtenstein, Norvège, Suisse)
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Ces
étrangers sont assimilés à des nationaux.
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Nous
pouvons donc les embaucher sans formalité particulière.
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Européens
mais de l'ex-Europe de l'Est
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Ces
étrangers sont soumis à un régime spécial
: jusqu'à la fin de 2009,
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il
leur faut une autorisation de travail (période transitoire
de 5 ans).
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Européens
mais de Bulgarie ou de Roumanie
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Ces
étrangers sont également soumis à un régime
spécial : jusqu'à la fin de 2014,
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il
leur faut une autorisation de travail (période transitoire
de 7 ans).
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Non
français et non européens : américains nord
et sud, asiatiques, africains, océaniens, etc.
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L'employeur
doit faire connaître à l'ANPE la situation d'emploi
concerné
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et
déposer un dossier complet (contrat, questionnaires...).
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Sauf
dérogation, le contrat de travail doit être à
durée indéterminée.
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La
DDTE (Direction Départementale du Travail) instruit le
dossier
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et
le préfet délivre, ou non, une carte de séjour
et de travail pour un an.
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L'employeur
verse une redevance de 168 € à 473 €
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et
une contribution forfaitaire de 725 € à 1444 €
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à
l'Agence Nationale de l'Accueil des Etrangers et des Migrations.
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(Accueil
? Où ça ? Je ne sais plus quel dictionnaire
utiliser...)
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Ce
n'est pas tout...
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L'employeur
doit vérifier auprès des « autorités
administratives compétentes »,
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en
principe la préfecture (mais on a intérêt
à vérifier qu'on n'a oublié personne),
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l'existence
et la validité du titre autorisant à travailler le
« ressortissant non communautaire »
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résidant
en France. Demande à faire par courrier recommandé
avec
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accusé
de réception, avec copie du titre dont l'original doit
être présenté à l'employeur.
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(Ce
qui veut dire que, quand vous n'habitez pas à côté
de votre employeur,
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vous
acceptez de vous séparer de votre titre dont vous avez
besoin en cas de
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contrôle
policier, le temps que ce titre fasse l'aller-retour par la
Poste).
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L'employeur est dispensé de
cette démarche si ce « ressortissant »
est inscrit
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sur la liste des demandeurs
d'emploi de l'ANPE.
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(Pas
pour longtemps, à mon avis, dans la mesure où
l'Unedic s'est prononcé - 24 octobre 2007 -
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contre
le rôle de vérificateur que le gouvernement tente de
lui imposer).
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L'employeur doit aussi s'assurer
que l'emploi prévu respecte la profession
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et la zone géographique
mentionnées sur l'autorisation de travail.
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Notre
refus actuel d'embaucher des « étrangers
étrangers »
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ne relève pas de la
mauvaise volonté ou d'une tendance à la xénophobie
de notre part
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mais du fait que les emplois en
portage salarial sont parfaitement
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incompatibles avec les démarches
qui nous sont imposées.
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J'en suis profondément
désolée et je présente mes sincères
excuses
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auprès de tous les
« étrangers étrangers » et de
leur famille
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pour l'attitude qu'a mon pays, la
France,
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Terre d'Asile et Pays des Droits
de l'Homme.
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Mme Dominique SPICK, Gérante.
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